Nadji, poussière d’étoiles

256 pages – 18 €

Le texte plus en détail

Augustin, Maïssane. Deux histoires d’abord déroulées côte à côte. Augustin a quitté la grande ville et s’est réfugié dans un hameau perdu. Le soir, il file avec sa barque sur le fleuve et voyage avec le souvenir de la femme qu’il a aimée et qui n’est plus.
Maïssane a fui son pays. Elle tient serré contre elle son enfant et traverse le désert, la mer, poursuit sa route comme elle peut, se nourrissant de rencontres éphémères et d’horizons.
Les vies d’Augustin et de Maïssane se croisent une nuit sous le premier pont qui enjambe le fleuve. Il la sauve de la noyade. Il devra lui parler, se dégager de son propre passé pour comprendre son histoire et l’aider à retrouver son enfant.

Nadji, poussière d’étoiles est un texte qui parle d’exil, de vie à la lisière du monde, des liens fragiles et essentiels entre les hommes.

L’histoire de cette écriture

J’ai commencé à écrire ce texte en mars 2015, sur un petit cahier. Je n’avais alors pas d’histoire précise en tête, juste l’envie de faire vivre des personnages au bord d’un grand fleuve et de parler de joies toutes simples. Je me souviens cependant que dans le même temps, j’étais bouleversée par les récits de naufrages en Méditerranée entendus à la radio. On nous parlait de familles qui fuyaient leur pays en catastrophe, d’enfants embarqués dans des voyages terribles. Peu à peu, la figure d’une femme marchant avec son bébé s’est imposée dans mon esprit. Je la voyais parcourant d’immenses espaces, ballottée sur la mer. Déterminée à sauver son enfant. Toujours debout. Elle devenait obsédante. Il a fallu écrire. Raconter son voyage pour dire la souffrance de toutes ces personnes abandonnées sur les routes, sur la mer, dans des camps. Et les personnages de départ qui attendaient patiemment, campés au bord du fleuve tranquille, ont commencé à prendre corps aussi, à s’agiter.
Comme j’entendais surtout la voix de cette femme et qu’elle était au cœur de mes pensées, j’ai choisi d’adopter son point de vue pour raconter son histoire. Cela a donné, pour certains chapitres, une narration à la première personne. Le reste s’est agrégé ensuite assez facilement. Les personnages principaux se sont mis en mouvement, des liens se sont tissés entre eux et j’ai laissé faire. J’ai écrit ce texte en me mettant dans les pas de Maïssane et d’Augustin – et l’histoire s’est construite au fil des pages.

Sonia Schubert…

… est née en 1975. A vécu toute son enfance à Saint-Florent-le-Vieil. Une enfance tranquille, nourrie de promenades sur les bords de la Loire et d’escapades en barque sur l’Èvre, rivière affluente célébrée par Julien Gracq.
Sonia Schubert développe, dans cet environnement particulier, une sensibilité marquée pour les choses de la nature. Suit des études de Lettres à Nantes et devient enseignante. Nadji est son premier roman.

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