Déas, entre pierre et ciel

L’histoire plus en détail…

Pour Erda, malgré les outrages subis, la solitude et l’acharnement du sort, l’énergie qui tend son existence est intacte. Elle, qui est d’abord sans nom, avance sur les chemins avec les plus démunis vers une destinée qui lui permettra d’être nommée.
En devenant « Erda », elle existe dans le regard de l’autre et peut rejoindre sa vie près de l’abbaye de Déas.

Perric laisse la masure familiale et la vie misérable à ses trop nombreux frères, il part vers le chantier dont il a entendu parler, vers cette abbaye qui emploie des bras. Les rencontres, Erda puis le prêtre qui « met un nom sur toute chose », une chute qui l’amène aux portes de la mort, lui révéleront la suite de sa route.

Déodat le prêtre tourmenté par son passé parviendra enfin à s’en délester, à le regarder sans s’en détourner. Il remontera le cours des événements qui ont brisé sa jeune existence et l’ont conduit vers l’abbaye non loin des marais.

Enfin, l’enfant porté par sa mère vers le saint dont on dit les miracles connaîtra aux portes de cette abbaye une seconde naissance…

Au carrefour des destinées, entre pierre et ciel, l’abbatiale de Déas est présente en arrière-plan de ce roman comme un cinquième personnage qui agrège dans la masse de ses pierres les destinées humaines qui convergent vers elle.

L’avis d’une lectrice 

Avec une économie de mots et beaucoup de délicatesse Marie-Hélène Bahain tisse une magnifique histoire avec les fils invisibles qui relient les êtres. D’une voix douce, comme sur le ton de la confidence, elle y dit tout à la fois la brutalité, la cruauté d’un monde mais aussi la sensualité ou la douceur des rencontres.
La souffrance palpable est contée avec une très émouvante retenue. En de courtes phrases, parfois sèches, elle dit la dureté de leur vie et pourtant, avec cette poésie sous-jacente à l’ensemble du récit, nous partageons des moments de grâce au milieu de la terrible inhumanité.

 L’histoire de cette écriture

Ce roman est né de la commande d’un texte court pour une soirée dans l’abbatiale à l’occasion des journées du patrimoine.
En réponse à cette demande, j’ai écrit la fiction qui correspond à la dernière partie. Dans ce texte, il y avait des zones d’ombre, des personnages apparaissaient, on ne savait qui ils étaient. Un an après, je suis donc allée à leur rencontre. Qui était cette femme qui recueillait l’enfant ? Cet homme qui accueillait la mère et son enfant ? Ce prêtre qui bénissait leur départ vers Déas ? C’est ainsi qu’est née la construction un peu particulière d’un roman en quatre parties où les personnages convergent vers un lieu, se rencontrent, agissent sur le destin des autres. L’histoire se déroule autour de Déas, sur toile médiévale imprégnée de croyances vives. C’est Déas, tout simplement, parce que je suis née et vis tout près, que ce lieu m’est cher et ne cesse de m’interroger. Ce pourrait être une tout autre abbaye.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s